Envoi 13 Ayutthaya, Phitsanulok, Kamphaeng Phet

22 janvier 2009

15/1

Le voyage de Khorat à Ayutthaya n’était pas très agréable à cause de fenêtres tellement encrassées par la fumée de la tractrice qu’il était impossible de voir le paysage, et il y en a! Pour savoir où on était, je devais me lever et regarder par la porte ouverte. Heureusement, le trajet n’a duré que 3h.

Arrivé à Ayutthaya, il ne restait que l’après-midi pour visiter. Ainsi, j’ai opté pour une croisière sur les rivières et canaux qui entourent la ville. On a visité surtout quelques temples à l’extérieur de l’île-ville, plutôt modernes et surtout très colorés. J’ai vu tout de même quelques stupas et chedis intéressants.

un très joli reliquaire

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quelques temples

quelques temples récents

Au retour sur le marché de nuit (on commence déjà vers 17h…) où se trouve également l’embarcadère, j’ai enchaîné avec une visite nocturne du parc historique.

J’en suis fort satisfait. Jadis, j’avais visité ces temples, style « Ayutthaya » (sic) de jour.

La nuit, avec des éclairages bien disposés, les monuments se montrent sous une toute autre dimension; beaucoup de photos de nuit…

Ce qui arrangeait les choses: pas de droit d’entrée à payer puisque c’était la nuit et les guichets fermés.

bouddha couché

bouddha couché

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les temples anciens la nuit

les temples anciens la nuit

Après une nuit réparatrice, j’étais debout depuis 6h du matin, tout de même. Un bon petit déjeuner et j’ai pris le train direction le nord.

A Phitsanulok je fus accueilli par Michel et sa femme, Lai, pour me conduire dans leur village, Lankrabur, qui est perdu quelque part dans les rizières et les champs de canne à sucre entre Phitsanulok et Kamphaeng Phet.

Lai et Michel

Lai et Michel

Michel habite avec sa femme et toute la famille une ferme composée de plusieurs maisons, traditionnelles pour l’essentiel.

La famille de Lai vit d’agriculture: un peu de riz, un peu de sucre. Mais aussi des légumes, des fruits, poules et poissons pour leur propre utilisation.

Michel et Lai ont planté des arbres fruitiers, des citronniers « visage de chat », et des « arbres à bois » en remplacement de l’élevage de cochons, donnant beaucoup trop de travail.

On a trouvé du pétrole dans le coin et un quart de la population, dont quelques membres de la famille, travaillent maintenant dans le « pétrole », ou localement ou carrément dans les pays arabes ou en Afrique.

Michel passe ici sa retraite paisiblement.

Vu qu’il a récemment déplacé sa maison (on a carrément démonté l’ancienne et remonté sur le terrain de la ferme des parents de Lai) il bricole pas mal pour arranger la nouvelle maison – elle est déjà très confortable.

Il y a sept chiens qui gardent la ferme jalousement et j’ai eu un peu de mal a me faire accepter.

C’est très calme ici et j’ai dormi d’un trait jusqu’à ce que les coqs appellent leurs poules à se lever.

Ce matin, on a visité le parc historique de Kamphaeng Phet à une quarantaine de km d’ici. Les monuments sont du style Sukhothai, une autre ville historique pas très loin d’ici.

Les temples sont assez dispersés dans une belle forêt. Le site n’est pratiquement pas restauré cependant, on a aménagé des routes d’accès généreuses et on peut se déplacer de site en site en voiture (ou en vélo loué sur place).

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parc historique de Kamphaeng Phet

parc historique de Kamphaeng Phet

Et quelques Photos prises a Phitsanulok en attendant le train.

tout doré de haut en bas

tout doré de haut en bas

entourage de bouddhas à Phitsanulok

entourage de bouddhas à Phitsanulok

19/1

Cet après-midi, je vais reprendre le train pour Bangkok où je dois m’occuper de mon visa pour le Myanmar, le troisième volet de mon voyage.

La demande de visa faite, je prends le vieux train « de la mort » vers la province de Kanchanaburi, lieu d’énormes atrocités de la dernière guerre mondiale commises par les Japonais; tout le monde siffle encore le thème du film « le pont de la rivière Kwai ». Cette ligne de chemin de fer devait permettre l’invasion de la Birmanie et qui sait qui encore…

Le train traverse la rivière par la « death bridge , le fameux pont de la rivière Kwai,  et arrive 100 km plus tard à Nam Tok, terminus.

A partir d’ici, il faut prendre le bus pour approcher la frontière du Myanmar au col des trois pagodes.

Moi, debout depuis 5h30, je vais arrêter à Sanklaburi.

A partir de la petite bourgade de Thong Pha Phum, charmante d’ailleurs, la route grimpe à couper le souffle. Elle surplombe un lac-réservoir de plus de 130 km de long. Cette retenue est primordiale dans la gestion de l’eau du pays, sans laquelle la Thailande ne peut pas satisfaire les besoins en eau de son agriculture importante.

A Sanklaburi, c’est LE CALME.

La population est fortement Bamar. Plus besoin d’aller en Birmanie???

Le retour vers Bangkok prendra également presque 9h. Alors, je coupe en deux et passe la nuit à Kanchanaburi; j’espère que les bateaux-Karaoke sur la rivière Kwai me laissent dormir.

Demain, coup sur coup, train pour Bangkok, récupérer passeport avec visa et vol pour Yangon (Rangoon pour les ancêtres parmi vous).

Je vous dis au-revoir là-dessus car il n’est pas sûr du tout que que je puisse sortir des nouvelles de derrière ce dernier rideau de fer…

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Envoi 12 Retour sur le continent, Khorat et Phanom Rung

18 janvier 2009

12/1

Hélas, les quelques jours sur Koh Wai prennent fin et je dois prendre le bateau de retour.

La mer est trop agité dans la baie et on procède à l’embarquement « sur demande » de l’autre côté de l’île. Une petite montée dans la jungle puis une descente.

Côté calme, Chai m’embarque sur un petit annexe et me dépose d’abord sur le bateau de pêche de son père.

Lorsque le bon vieux bateau pour Bang Bao, venant de Koh Maak, se montre à l’horizon, Chai donne un coup de »sans »fil pour que celui-ci se mette à côté du nôtre.

Transbordement réussi et pratiquement au vol.

Koh Wai s’éloigne doucement déjà…

Je passe une nuit courte sur Koh Chang, il y a encore une party, et le copain de Phet, Taer, m’embarque tôt le matin, encore endormi, pour embarquer sur le premier ferry.

Une fois sur terre ferme, à Laem Ngop, les choses se déroulent très simplement: le taxi qui devait me déposer à Trat ( ce qui m’éloignerait de ma destination) me dépose plutôt à un arrêt des bus près de Chantaburi, ce qui est nettement mieux. Là, j’ai un bus pour le centre du pays et ma destination, Nakhon Ratchasima que tout le monde appelle encore Khorat.

La montée sur le plateau central commence d’abord doucement mais se termine sur une route de montagne, certes large et bonne, mais avec des pentes incroyables: on termine en deuxième à trente à l’heure.

Khorat a l’air de se développer de plus en plus et devient au fil des années plus agréable. Ses atouts, ce sont les douves, pleines de nénuphars et décorées de fontaines qui entourent le centre-ville et la statue élégante de la salvatrice jadis: Thao Sunarari. On la vénère encore depuis qu’elle a battu en retraite les vilains Birmans.

Thao, elle ne s'est pas laissée faire..

Thao, elle ne s'est pas laissée faire..

décoration des douves en lumière

décoration des douves en lumière

J’y passe la nuit et prends un bus pour Nang Rong à une centaine de km à l’est. Là est le point le plus pratique pour visiter les ruines du temple Khmer le mieux restauré du pays: Prasat Phanom Rung.

Il y a tout de même encore 40 km à faire par des petites routes à travers les rizières. Je les fais avec une moto louée; elle émet des bruits inquiétants, mais accomplit son boulot.

Phanom Rung est bâtie sur un vieux volcan (toujours le symbole du mont mérou). Le temple a été très soigneusement remis debout par anastylose (technique développée par l’école Française d’extrême orient).

Le résultat est extraordinaire. Malheureusement, il manquent quelques saints lingams et autres statuaires, tranférés dans des musées. C’est peut être mieux comme cela.

C’est qui étonne le plus c’est l’ascension par une suite d’escaliers, d’allées et de ponts à Nagas en latérite et grès d’une très grande élégance.

vue d'en haut des escaliers

vue d'en haut des escaliers

tour centrale

tour centrale

bassin

bassin

un linteau

un linteau

Retour à Nang Rong à la fin de la journée – ça commencait à cailler sec sur le vieux presse-purée…

Je passe une nuit fraîche, pour ne pas dire froide, et reprends le bus pour rentrer sur Khorat. Je prendrai le train pour Ayutthaya le lendemain.


Envoi Nr. 11 Bang Bao et Koh Wai

15 janvier 2009

6/1

le « Paradise » a Bang Bao

Du quai qui forme l’épine dorsale du village part un petit pont en bois,pas très jeune. A droite aussi qu’à gauche deux cabanes, couvertes de l’équivalent local de chaume, suit la plate-forme centrale où se trouvent une autre grande chambre, une salle abritée du soleil et les quartiers de Phet et Taer.

Vers la mer une grande plate-forme où se passe la vie habituellement. Ici se trouve aussi la cuisine,utilisable par les hôtes de confiance, les amis, quoi.

vue de la baie depuis le "paradise"

vue de la baie depuis le "paradise"

Le rythme journalier est régi par le lever du soleil sur la baie vers 6h30 et le coucher du soleil, 12 h plus tard. Entre ces deux évènements, le temps s’écoule doucement. Je lis beaucoup et rends visite à mes amis dans le village: la dame espagnole du restaurant d’à côté, le « Seabird », et mon grand ami Ist Sichang qui  semble devenir mon agent de voyage attitré. Ce qu’il ne sait pas arranger avec 2 coups de téléphone n’existe pas – en tout cas, je n’ai pas encore trouvé.

Avec lui, je mets au point mon petit voyage sur l’île de Koh Wai (7km sur 2, pas de route, pas d’électricité en continu). Ca sera pour le 8.

7.1.

On est invités, Phet et moi, à une « party » chez sa copine.

Une party, c’est d’abord une occasion pour les Thais de bien manger.

Peu d’alcool.

La table croule sous les fruits de mer et les poissons de tout genre: poisson grillé, poisson à la vapeur, calamar grillé, calamar séché, puis frit, des crevettes, des crabes, des moules, des coques…

Phet (à droite) et amie

Phet (à droite) et amie

on démarre le barbecue

on démarre le barbecue

Des sauces, plutôt picantes, se créent en un tournemain.

Les légumes font une grande partie de ce festin. Le tout est préparé en un clin d’oeil. Les Thailandaises savent faire la cuisine. Tiens, une a trouvé le temps, entre deux bouchées, de préparer sur le champ un délicieux curry vert.

Il faut savoir que les Thais n’ont pas d’ordre établie dans les plats: on met en bouche ce qui attire l’envie sur le moment, tout est sur la table.

8/1

Aujourd’hui, il faut se lever un peu plus tôt, il faut attraper le bateau pour Koh Wai. C’est un vieux bateau en bois, très costeaud , qui a vu de meilleurs jours, mais rend toujours des services en mer un peu agitée. Lui, il ne bouge pas trop.

Nous avons une période venteuse et il ne fait pas trop chaud en mer.

L’accueil à Koh Wai fut chaleureux: Chai, le fils du propriétaire du Yai Ma guesthouse nous prend au quai voisin – la mer est un peu trop agitée dans Ao Yai Ma (baie de Yai Ma) et le bateau ne peut pas approcher. Cela signifie un petit quart d’heure de marche à pied. Heureusement, mon bagage est léger.

Entretemps, on est midi et je mange mon premier repas sur l’île. C’est maintenant la soeur de Chai qui fait la cuisine, fort bien d’ailleurs, la mère à cédée la main…

Mon plat préféré le midi est le Pad Thai. Il contient plein de bonnes choses qui font tenir jusqu’au soir: nouilles, oeufs, oignons et cives, agrémentées de quelques crevettes.

Koh Wai est une ile coralienne.

corail

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Non, il n’est pas toujours rouge…

Au centre, il y a la foret tropicale, tres dense, avec quelques exploitations

sentier ver(s le côté est

sentier ver(s le côté est

de Hevea. Le pourtour est borde de palmiers

attetion: noix de cocos

attetion: noix de cocos

Comme on voit, les palmiers sont particulierement fertiles cette annee. Vaut mieux ne pas faire son somme en-dessous!

La baie ou j’habite se nomme Yai Ma (Ao Yai Ma), a l’extremite ouest de l’ile.

la forme de cette derniere est assez allongee: 7 X 1.5 km. L’exploitation des hevea fait qu’ils existent nombreux sentiers (de recolte) qui permettent de passe a l’autre cote ou le vent est absent et la mer de miroir.

Suite au prochain numero…


Envoi Nr. 10 Bangkok et Arrivée à Koh Chang

5 janvier 2009

2/1 Vendredi HCMV

A Saigon (HCMVille), j’ai établi ma préférence concernant l’hôtel où je vais désormais descendre sans craindre le piège. Il est situé dans une petite ruelle donnant sur Buy Vien dans le premier district de Saigon.

Buy Vien est un peu la Thanon Khao San de Bangkok; que des backpackers (quelques vrais et beaucoup de faux).

Comme Khao San, Buy Vien ne dort pratiquement jamais. Mais mon petit hôtel au fond de la ruelle n’est pas concerné: il y règne un calme bienfaisant dès qu’on y entre. Je ne peux pas trop louer la gentillesse du propriétaire, M. Vu et de son équipe.

Ils m’ont même invités à partager leur repas de midi,or, j’étais déjà parti – du vrai vietnamien, succulent.

Ayant le matin libre avant de prendre l’avion pour Bangkok, j’ai fait vérifier mon optique d’appareil photo chez un spécialiste, conseillé par M. Than de Nha Trang, appelé Marcel par tous les français de là bas.

Conclusion: la mise au point est fonctionnelle, mais l’optique n’est pas de la meilleure qualité – étonnant pour PENTAX… On va essayer, quand les finances le permettent, une optique Tamron. Peut-être ils savent mieux faire.

Le vol pour Bangkok était sans histoire, à l’heure et confortable (A320, sièges en cuir noir, s.v.p.). AirAsia,bien qu’appartenant au très controversé Taksin Sinawatra, est de plus en plus demandée, bientôt un vol de Londres à Kuala Lumpur pour 99$.

3/1 samedi Bangkok

L’hôtel à Bangkok (Riverview Guesthouse), bien que dans un environnement un peu « pourri » (réparateurs de voitures et de mécaniques diverses, le bas de Chinatown, quoi), on a fait pas mal d’ordre dans cette petite ruelle. Néanmoins, les taxis ont du mal à trouver l’adresse…

La vue sur le Chao Phraya depuis la terrasse du 8ème étage où se trouve l’excellent restaurant est époustouflante.

Chao Phraya majestueux

Chao Phraya majestueux

5 minutes à pied de l’embarcadère du river express (sorte de tramway bateau) et 15 min de la gare de Hualamphong sont des atouts convaincants dans cette ville gigantesque.

En plus,il y a une dame qui fait agent de voyage et s’occupe des visas. Je n’aurai donc plus besoin de trouver l’ambassade du Myanmar dans le dédale de petites rues près de la station Surasak (quartier de Silom).

Vu l’éloignement du terminal est des bus, Ekkamai, j’ai pris un billet pour le bus partant qu’à 11h.

4/1

Le « voyage d’approche » se passe étonnamment bien pour un dimanche matin: River express jusqu’au pont Taksin (le roi, celu-ci) et Skytrain jusqu’à Ekkamai (en changeant à Siam Center).

Aussi bien que j’ai pu prendre le bus de 9h30.

Maintenant que le terminal de bus de Trat se trouve loin au sud de la ville, ce qui coûte un taxi vers le centre ville et un transport groupé de là vers les quais de Laem Ngop au nord de Trat en plus, j’ai pu descendre à l’embranchement de Laem Ngop et me trouve sur le bac en un temps record.

Enfin sur Koh Chang!

Un Songthaew (sorte de camion dont la plateforme est aménagée pour le transport d’un nombre de passagers extrêmement « élastique ») me dépose à l’entrée de la jetée qui forme la colonne vertébrale de Bang Bao.

Je trouve qu’il a bien changé, le village: quelques « guest houses » en plus et surtout des magasins, strictement « nécessaires » à la survie du touriste, pullulent. La jetée s’allonge et comporte maintenant des embranchements…Et un phare!

la jetée de Bang Bao

la jetée de Bang Bao

Seul le guesthouse de Phet, le Paradise, semble oublié par le progrès et l’opulence. Cela me convient, mais Phet aurais besoin d’un peu plus de clients pour survivre.

Mon ami, le gros chien, appelé « papa » par tout le monde, dort tout en travers de l’étroite jetée. Je ne le réveille pas…

La vue sur la baie de Bang Bao est superbe à toute heure

A l’heure où j’écris, les plongeurs ont déjà embarqué pour une des petites îles, possédant des autours de corail riches en poissons de tout genre. Ils vont repasser la jetée vers 17h, fatigués mais contents. Entretemps il règne un calme royal.


Envoi 9 Dalat-suite et Nha Trang

30 décembre 2008

dalat 2, 24/12/08 tour en moto

Ce matin,alors que je m’informais sur le voyage de retour à Nha Trang, un « easy rider », sorte de motard qui promène les touristes dans les environs de Dalat, me propose une excursion sur mesure. Le prix est correct et les points à visiter m’intéressent. Alors, j’y vais!

On visite d’abord le palais d’été (plutôt: un des…) de Bao Dai, dernier roi du Vietnam. De 1933, il est en style « art déco » presque pur. Il est placé sur une colline, boisée de pins.

salon

salon

une cuisine moderne (pour l'époque)

une cuisine moderne (pour l'époque)

Notre chemin passe par le lac Quang Trung, sans intérêt spécial, c’est un réservoir artificiel dans un environnement agréable. Son attrait est un téléphérique procurant de belles photos de souvenir.

On n’est pas loin du temple de méditation Truc Lam. C’est un ensemble de bâtiments dont la qualité reflète les énormes sommes contribuées par les particuliers. Moi, je n’ai pas encore vu des moines boudhistes en bonnet de ski

il fait frais ici-haut

il fait frais ici-haut

En continuant, je vais tout de même voir une des nombreuses chutes de la région: les chutes de Datanla.

La descente est éprouvante, très raide, et au fur et à mesure de la descente, la température grimpe. En bas, on est bien content de la brume rafraîchissante des chutes.

les chutes

les chutes

La montée, franchement, je me sentais pas d’attaque de la faire à pied. Je prends donc le « rollercoaster, une espèce de combinaison de luge et de wagonnet de montagne russe, tiré par un câble semblable au système des « cable cars » de San Francisco. Ouf, c’est déjà ça!

Il est temps de se rapprocher de nouveau de la ville. En chemin, on s’arrête dans un vieux temple chinois. Jadis entièrement en bois, Il a été restauré en « dur ». Il reste un beau groupe de trois bouddhas en bois (santal) polychrome.

trois Bouddhas

trois Bouddhas

On traverse la ville pour visiter le musée. Il est fermé pour cause de pause de déjeuner. Dommage, le guide dit qu’il est intéressant.

Cela me donne l’idée d’inviter mon sympathique conducteur à se restaurer quelque part. Bien sûr, il connaît un « ptit resto » simple qui sert de délicieuses côtes de porc grillées avec du riz et des légumes sautées.

Maintenant, on se sent d’attaque pour la visite du jardin de fleurs, à côté du lac central de Dalat (longueur 3 km). Il est tout simplement splendide, renommée oblige: Dalat est la ville des fleurs. Hélas, la collection des orchidées est fermée, elles aussi sont parties déjeûner…

Que cela ne tienne, on part pour le temple du dragon. Ce dragon est vraiment imposant, je n’ai pas le reculement nécessaire pour le photographier en entier.

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Voilà, le tour est fini et mon pilote me dépose à l’hôtel. Je me donne deux heures avant d’explorer encore les recoins du marché central – pas sans m’offrir de ces choux à la crème dont j’avais bien repéré le stand.

Ce soir, le 24, tout le monde est invité à la grande soirée organisée par la dynamique propriétaire du « Dreams ».

Comme déjà pour le petit déjeuner, pour lequel il ne reste à peine la place pour les assiettes, tant il y a de pain, charcuterie, oeufs, beurre, confiture et fruits, la grande table croule sous le poids des nems, rouleaux impériaux, poulets rôties, côtes de porc et j’en passe.

On boit du vin de Dalat, qui n’est pas mauvais du tout.

Le tout se termine avec une gigantesque bûche de noël. Très belle soirée très internationale.

Le lendemain, je ne fais pas grand chose – histoire de récupérer.

Je repars vers Nha Trang le 26 dans un vieux bus Hyundai avec une suspension bien fatiguée, si toutefois il en a jamais eu…

Je jette un dernier regard sur cette belle région avant de regagner la plaine avec ses rizières.

dernier regard sur la vallée...

dernier regard sur la vallée...

Nha Trang est pluvieux. Je me fais saucer tous les jours. Pas question de louer une moto pour explorer les environs.

A la place, on se donne des rendez-vous « bistrot ». Je préférerais explorer un peu les environs non touchés par les affaires/tourisme de la ville.

Surtout, maintenant que l’optique du Pentax est réparée et je comptais faire des essais si seulement le temps le permetttait.

A la place j’ai acheté un poncho étanche. J’aurais dû acheter également des bottes en caoutchouc: tout était inondé.

Puisqu’on a prévu de fêter la Ste.-Sylvestre ensemble, je prendrai le train pour Saigon le 1er janvier puis je changerai de scène et continuerai mes tribulations en Thailande. Je pense ne pas être mécontent de quitter Nha Trang: le temps est vraiment trop pourri! Il faut dire, toutefois que ce temps, causé par une dépression aux Philippines, est tout a fait inhabituel…

Le prochain envoi de mes nouvelles sera donc depuis la Thailande sous des cieux plus cléments….


Envoi 9 Dalat, premiere partie

29 décembre 2008

20, 21-25/12 Nha Trang et Dalat

La route de Quy Nhon à Nha Trang comporte une section de 20 km, épouvantable, que des trous. Il paraît que c’est dû à une énorme affaire de corruption. En tout cas, j’étais content d’être arrivé à Nha Trang. Repos!

On a dîné ensemble,  Bernard et Truong – le « hot pot » qui est la rage partout en Asie.

21/12

Le lendemain, bus pour Dalat. Malheureusement, la petite halte à Phan Rang/Cham Tap était trop courte pour pouvoir regarder les magnifiques tours Cham, oui encore des Cham, de plus prêt.
Commençait la montée vers Dalat. Au fur et à mesure de prise de hauteur, les rizières disparaissent et le paysage devient de plus en plus montagnard.
Après un col, la route suit une vallée à plat pour arriver à Dalat: 1500 m et une population de moins de 200 000.
On se croirait dans les Alpes moyennes. Des Alpes qui se trouveraient en Normandie, tellement l’architecture est dominée par des maisons, coquettes, en colombage, héritage des Français qui ont découvert ce bel endroit pour trouver un peu de fraîcheur.

montagne à l'arrivée à Dalat

montagne à l'arrivée à Dal

vue depuis Dalat

vue depuis Dalat

A Dalat, on cultive presque tous les légumes que nous connaissons en France, même des artichauts. La plaine, entouré de belles montagnes possède un relief relativement faible. Entre les collines se trouvent des terrains plats, bien adaptés à la culture.
Tout est utilisé pour le maraichage, intensif, il faut le dire. On voit que la région gagne bien sa vie, contrairement aux terres côtières où l’on cultive le riz qui, considérant les prix à la tonne, ne rapporte qu’une misère pour ceux qui triment dur.
Une deuxième source de revenus importante est le café. Sa qualité est telle que même moi, qui n’en boit presque jamais, commence à en raffoler. C’est certainement un des plus prisés au monde avec celui du Laos – aucune comparaison avec les cafés vendus en France d’origine africaine ou sud-américaine.
A une centaine de km, à Di Linh, on produit du thé, vert – on ne le fait pas fermenter. Ce thé, avec un peu de gingembre écrasé dedans, est un délice et redonne des forces au touriste fatigué de marcher.
Une dernière spécialité, elle aussi très rémunérative, sont les fleurs. Toutes les fleurs connues chez nous et même des mimosas et tulipes sont élevées sous serre. Je n’ai jamais vu des pensées aussi énormes; la plante est l’emblème de la région. Exportation par avion…

Je descends au « Dreams », un hôtel un peu cher mais vraiment parfait. La propriétaire parle un français excellent.

22/12

Le lendemain, j’explore la région en tour organisé.
On visite un producteur de fleurs, de café et une fabrication de « rice wine » (c’est plutôt un vulgaire distillat de riz fermenté à env. 40°: attention ça fait mal à la tête!
Ensuite on visite une fabrication de soie: des vers jusqu’au produit fini. Très intéressant sont les anciennes machines Jacquard qui marchent encore du tonnerre (leur bruit l’est aussi).

un vieux métier Jacquard

un vieux métier Jacquard

métier classique

métier classique

Linh An, une pagode en style chinois avec des bouddhas qui me font concurrence question rondeurs. Une décoration assez débordante.

big Bouddha

big Bouddha

C’est ici, en descendant vers la cascade de l’éléphant, que j’ai fait une chute, bénigne pour moi mais s’avérant fatale pour l’optique de mon appareil photo (fatale pour l’instant); elle n’a pas résisté à mon poids. Tant pis, je continue à prendre des photos avec le petit Canon.
Lors du retour vers Dalat, nous visitons un village d’une minorité éthnique, les K’ho. Ils ne sont tout de même pas aussi pauvres que les minorités de Thailande.

Le bouquet de la fin: la maison folle en pur style « Gaudi ». Tout en formes observées dans la nature. Aussi, comme la sagrada familia à Barcelone, elle ne sera jamais finie; on ajoute constamment des détails. On se déplace sur des escaliers en pas alterné – et il y en a!

Le "crazy house", en dernier un chauffage original

Le "crazy house", en dernier un chauffage original

Bien fatigué, je suis content de rejoindre mon hôtel.

23/12

Le lendemain matin se passe doucement avec une petite balade, poster des cartes, lecture du guide etc.
Je trouve une petite excursion à faire dans les environs: il existe une gare à Dalat avec un bout de train à crémaillère. Celui devait jadis relier Dalat à la grande ligne ferroviaire nord-sud. Il en restent encore quelques km qui mènent au village de Trai Mat.
Il y a un départ vers 14h et je décide d’y aller. Surprise: la gare est en pur style français colonial avec un magnifique jardin « à la française » avec des topiaires devant l’entrée. On peut aussi admirer deux vieilles locomotives d’époque.

gare de Dalat

gare de Dalat

vieille locomotive

vieille locomotive

Sur les 8 km, on a réussi d’avoir une panne de la vieille motrice Diesel (fictive?). Arrivé à Trai Mat -petite ville sans intérêt- on peut profiter de l’heure restant avant le voyage de retour pour visiter la pagode Phuoc – un temple et une pagode – Là, c’est le délire polychrome complet; Dragons entrelacés, tours et tourelles. RENVERSANT!

les pagodes

les pagodes

pagode principale

pagode principale

entrée du temple

entrée du temple

le maître et les élèves

le maître et les élèves

Le retour à Dalat se passe sans panne cette fois-ci et un mototaxi me dépose au marché.
Evidemment, je ne résiste pas et explore des coins de cet édifice de 4 étages que je ne connaissais pas encore. Ce qui est marrant c’est que l’on peut y rentrer plein pied au rez-de-chaussée et sortir également plein pied au quatrième: jeu du dénivellé hors commun de cette ville.
Les choux à la crème y sont d’ailleurs succulents. J’en achète ainsi que quelques fruits – les pommes canelle sont en ce moment au sommet de leur forme.


Envoi 8 Quy Nhon

23 décembre 2008

18/19/12 jeudi, vendredi

Départ de l’hôtel à Hoi An vers 9h. On attrapera le bus sur la grande nationale nord/sud. Jusque là très bien.
Sauf que le Xe Om (mototaxi) me dépose au premier café se trouvant là (un ami sans doute) et non pas à la gare des cars. Cela l’arrangeait certainement financièrement.
Et moi, j’avais alors droit au minibus tant redouté, certes confortable, mais avec un « pilote » kamikaze. En fermant les yeux, ça allait…Changement de véhicule en cours de route: c’est un modèle plus grand et correct et, surtout un conducteur plus sage.

Je suis ma règle de mode de transport et j’interromps ce voyage après 5h à la petite ville de Quy Nhon.

Que dire de Quy Nhon?
La ville es dotée d’une plage de grande qualité (en forme d’arc de 6 km), mais la présence d’une imposante flotte de bateaux au plein milieu, amoindrie l’intérêt pour les inconditionnels de la baignade et du bronzage,  la rendant tout de même plus « rythmée » et photogénique.

pêche dans la baie

pêche dans la baie

on joue encore, qui a vu la balle?

on joue encore, qui a vu la balle?

La ville n’a pas encore fait le plongeon dans le tourisme balnéaire comme Nha Trang par exemple. Ainsi on n’est pas assaillé par les Xe Om, « vendeuses » de tout genre, masseuses et autres agressions commerciales.
Ce matin je me suis promené en ville et l’amabilité des gens m’a étonnée – je cherchais le bureau de poste. C’est tout de même pas facile quand on a aucune langue en commun…Il n’y avait pas beaucoup qui parlent français ici.

Une contrepartie de cette « virginité » touristique:
peu de restaurants et d’hôtels. Mais ceux qui existent sont d’excellente qualité à des prix très raisonnables.
Il y a une paire de tours Cham (au fait, la région de centre en « regorge ») à visiter ainsi un petit musée de la province.
Les tours Cham sont très bien valorisées mais ne comportent presque plus de sculptures. Il ne restent que des portails ouvragés. Les plus beaux exemples de cette architecture me semblent être celles de Nha Trang et de Tap Cham que je revisiterai plus tard sur mes migrations vers Saigon et le Delta du Mékong.
Voici quelques images des tours de Quy Nhon:

une des tours

une des tours

l'ensemble des tours

l'ensemble des tours

détail d'un portail

détail d'un portail

L’ après-midi je me repose en rédigeant mes impressions. Puis, je me promène et « cueille » de jolies fleurs.

jolies, non?

jolies, non?

Plus tard, après un délicieux dîner au Loc Luc, petits cubes de boeuf sautés dans une sauce aux huitres, et un essai de connexion internet raté – panne sur le réseau-, arrive le « piège » de la soirée:

Un débit de bière du quartier des pêcheurs. Le minimum de commande est le litre d’une bière locale, en pichet pour tout vous dire. Et, quand je dit débit de bière, il s’agit de débit!
Voilà deux pêcheurs, déjà loin au large…

mes amis pêcheurs

mes amis pêcheurs

Pour la fin, une magnifique affiche de jadis:

un rêve?

un rêve?