Envoi Nr. 10 Bangkok et Arrivée à Koh Chang

5 janvier 2009

2/1 Vendredi HCMV

A Saigon (HCMVille), j’ai établi ma préférence concernant l’hôtel où je vais désormais descendre sans craindre le piège. Il est situé dans une petite ruelle donnant sur Buy Vien dans le premier district de Saigon.

Buy Vien est un peu la Thanon Khao San de Bangkok; que des backpackers (quelques vrais et beaucoup de faux).

Comme Khao San, Buy Vien ne dort pratiquement jamais. Mais mon petit hôtel au fond de la ruelle n’est pas concerné: il y règne un calme bienfaisant dès qu’on y entre. Je ne peux pas trop louer la gentillesse du propriétaire, M. Vu et de son équipe.

Ils m’ont même invités à partager leur repas de midi,or, j’étais déjà parti – du vrai vietnamien, succulent.

Ayant le matin libre avant de prendre l’avion pour Bangkok, j’ai fait vérifier mon optique d’appareil photo chez un spécialiste, conseillé par M. Than de Nha Trang, appelé Marcel par tous les français de là bas.

Conclusion: la mise au point est fonctionnelle, mais l’optique n’est pas de la meilleure qualité – étonnant pour PENTAX… On va essayer, quand les finances le permettent, une optique Tamron. Peut-être ils savent mieux faire.

Le vol pour Bangkok était sans histoire, à l’heure et confortable (A320, sièges en cuir noir, s.v.p.). AirAsia,bien qu’appartenant au très controversé Taksin Sinawatra, est de plus en plus demandée, bientôt un vol de Londres à Kuala Lumpur pour 99$.

3/1 samedi Bangkok

L’hôtel à Bangkok (Riverview Guesthouse), bien que dans un environnement un peu « pourri » (réparateurs de voitures et de mécaniques diverses, le bas de Chinatown, quoi), on a fait pas mal d’ordre dans cette petite ruelle. Néanmoins, les taxis ont du mal à trouver l’adresse…

La vue sur le Chao Phraya depuis la terrasse du 8ème étage où se trouve l’excellent restaurant est époustouflante.

Chao Phraya majestueux

Chao Phraya majestueux

5 minutes à pied de l’embarcadère du river express (sorte de tramway bateau) et 15 min de la gare de Hualamphong sont des atouts convaincants dans cette ville gigantesque.

En plus,il y a une dame qui fait agent de voyage et s’occupe des visas. Je n’aurai donc plus besoin de trouver l’ambassade du Myanmar dans le dédale de petites rues près de la station Surasak (quartier de Silom).

Vu l’éloignement du terminal est des bus, Ekkamai, j’ai pris un billet pour le bus partant qu’à 11h.

4/1

Le « voyage d’approche » se passe étonnamment bien pour un dimanche matin: River express jusqu’au pont Taksin (le roi, celu-ci) et Skytrain jusqu’à Ekkamai (en changeant à Siam Center).

Aussi bien que j’ai pu prendre le bus de 9h30.

Maintenant que le terminal de bus de Trat se trouve loin au sud de la ville, ce qui coûte un taxi vers le centre ville et un transport groupé de là vers les quais de Laem Ngop au nord de Trat en plus, j’ai pu descendre à l’embranchement de Laem Ngop et me trouve sur le bac en un temps record.

Enfin sur Koh Chang!

Un Songthaew (sorte de camion dont la plateforme est aménagée pour le transport d’un nombre de passagers extrêmement « élastique ») me dépose à l’entrée de la jetée qui forme la colonne vertébrale de Bang Bao.

Je trouve qu’il a bien changé, le village: quelques « guest houses » en plus et surtout des magasins, strictement « nécessaires » à la survie du touriste, pullulent. La jetée s’allonge et comporte maintenant des embranchements…Et un phare!

la jetée de Bang Bao

la jetée de Bang Bao

Seul le guesthouse de Phet, le Paradise, semble oublié par le progrès et l’opulence. Cela me convient, mais Phet aurais besoin d’un peu plus de clients pour survivre.

Mon ami, le gros chien, appelé « papa » par tout le monde, dort tout en travers de l’étroite jetée. Je ne le réveille pas…

La vue sur la baie de Bang Bao est superbe à toute heure

A l’heure où j’écris, les plongeurs ont déjà embarqué pour une des petites îles, possédant des autours de corail riches en poissons de tout genre. Ils vont repasser la jetée vers 17h, fatigués mais contents. Entretemps il règne un calme royal.


Envoi 9 Dalat-suite et Nha Trang

30 décembre 2008

dalat 2, 24/12/08 tour en moto

Ce matin,alors que je m’informais sur le voyage de retour à Nha Trang, un « easy rider », sorte de motard qui promène les touristes dans les environs de Dalat, me propose une excursion sur mesure. Le prix est correct et les points à visiter m’intéressent. Alors, j’y vais!

On visite d’abord le palais d’été (plutôt: un des…) de Bao Dai, dernier roi du Vietnam. De 1933, il est en style « art déco » presque pur. Il est placé sur une colline, boisée de pins.

salon

salon

une cuisine moderne (pour l'époque)

une cuisine moderne (pour l'époque)

Notre chemin passe par le lac Quang Trung, sans intérêt spécial, c’est un réservoir artificiel dans un environnement agréable. Son attrait est un téléphérique procurant de belles photos de souvenir.

On n’est pas loin du temple de méditation Truc Lam. C’est un ensemble de bâtiments dont la qualité reflète les énormes sommes contribuées par les particuliers. Moi, je n’ai pas encore vu des moines boudhistes en bonnet de ski

il fait frais ici-haut

il fait frais ici-haut

En continuant, je vais tout de même voir une des nombreuses chutes de la région: les chutes de Datanla.

La descente est éprouvante, très raide, et au fur et à mesure de la descente, la température grimpe. En bas, on est bien content de la brume rafraîchissante des chutes.

les chutes

les chutes

La montée, franchement, je me sentais pas d’attaque de la faire à pied. Je prends donc le « rollercoaster, une espèce de combinaison de luge et de wagonnet de montagne russe, tiré par un câble semblable au système des « cable cars » de San Francisco. Ouf, c’est déjà ça!

Il est temps de se rapprocher de nouveau de la ville. En chemin, on s’arrête dans un vieux temple chinois. Jadis entièrement en bois, Il a été restauré en « dur ». Il reste un beau groupe de trois bouddhas en bois (santal) polychrome.

trois Bouddhas

trois Bouddhas

On traverse la ville pour visiter le musée. Il est fermé pour cause de pause de déjeuner. Dommage, le guide dit qu’il est intéressant.

Cela me donne l’idée d’inviter mon sympathique conducteur à se restaurer quelque part. Bien sûr, il connaît un « ptit resto » simple qui sert de délicieuses côtes de porc grillées avec du riz et des légumes sautées.

Maintenant, on se sent d’attaque pour la visite du jardin de fleurs, à côté du lac central de Dalat (longueur 3 km). Il est tout simplement splendide, renommée oblige: Dalat est la ville des fleurs. Hélas, la collection des orchidées est fermée, elles aussi sont parties déjeûner…

Que cela ne tienne, on part pour le temple du dragon. Ce dragon est vraiment imposant, je n’ai pas le reculement nécessaire pour le photographier en entier.

dragon-3

Voilà, le tour est fini et mon pilote me dépose à l’hôtel. Je me donne deux heures avant d’explorer encore les recoins du marché central – pas sans m’offrir de ces choux à la crème dont j’avais bien repéré le stand.

Ce soir, le 24, tout le monde est invité à la grande soirée organisée par la dynamique propriétaire du « Dreams ».

Comme déjà pour le petit déjeuner, pour lequel il ne reste à peine la place pour les assiettes, tant il y a de pain, charcuterie, oeufs, beurre, confiture et fruits, la grande table croule sous le poids des nems, rouleaux impériaux, poulets rôties, côtes de porc et j’en passe.

On boit du vin de Dalat, qui n’est pas mauvais du tout.

Le tout se termine avec une gigantesque bûche de noël. Très belle soirée très internationale.

Le lendemain, je ne fais pas grand chose – histoire de récupérer.

Je repars vers Nha Trang le 26 dans un vieux bus Hyundai avec une suspension bien fatiguée, si toutefois il en a jamais eu…

Je jette un dernier regard sur cette belle région avant de regagner la plaine avec ses rizières.

dernier regard sur la vallée...

dernier regard sur la vallée...

Nha Trang est pluvieux. Je me fais saucer tous les jours. Pas question de louer une moto pour explorer les environs.

A la place, on se donne des rendez-vous « bistrot ». Je préférerais explorer un peu les environs non touchés par les affaires/tourisme de la ville.

Surtout, maintenant que l’optique du Pentax est réparée et je comptais faire des essais si seulement le temps le permetttait.

A la place j’ai acheté un poncho étanche. J’aurais dû acheter également des bottes en caoutchouc: tout était inondé.

Puisqu’on a prévu de fêter la Ste.-Sylvestre ensemble, je prendrai le train pour Saigon le 1er janvier puis je changerai de scène et continuerai mes tribulations en Thailande. Je pense ne pas être mécontent de quitter Nha Trang: le temps est vraiment trop pourri! Il faut dire, toutefois que ce temps, causé par une dépression aux Philippines, est tout a fait inhabituel…

Le prochain envoi de mes nouvelles sera donc depuis la Thailande sous des cieux plus cléments….


Envoi 9 Dalat, premiere partie

29 décembre 2008

20, 21-25/12 Nha Trang et Dalat

La route de Quy Nhon à Nha Trang comporte une section de 20 km, épouvantable, que des trous. Il paraît que c’est dû à une énorme affaire de corruption. En tout cas, j’étais content d’être arrivé à Nha Trang. Repos!

On a dîné ensemble,  Bernard et Truong – le « hot pot » qui est la rage partout en Asie.

21/12

Le lendemain, bus pour Dalat. Malheureusement, la petite halte à Phan Rang/Cham Tap était trop courte pour pouvoir regarder les magnifiques tours Cham, oui encore des Cham, de plus prêt.
Commençait la montée vers Dalat. Au fur et à mesure de prise de hauteur, les rizières disparaissent et le paysage devient de plus en plus montagnard.
Après un col, la route suit une vallée à plat pour arriver à Dalat: 1500 m et une population de moins de 200 000.
On se croirait dans les Alpes moyennes. Des Alpes qui se trouveraient en Normandie, tellement l’architecture est dominée par des maisons, coquettes, en colombage, héritage des Français qui ont découvert ce bel endroit pour trouver un peu de fraîcheur.

montagne à l'arrivée à Dalat

montagne à l'arrivée à Dal

vue depuis Dalat

vue depuis Dalat

A Dalat, on cultive presque tous les légumes que nous connaissons en France, même des artichauts. La plaine, entouré de belles montagnes possède un relief relativement faible. Entre les collines se trouvent des terrains plats, bien adaptés à la culture.
Tout est utilisé pour le maraichage, intensif, il faut le dire. On voit que la région gagne bien sa vie, contrairement aux terres côtières où l’on cultive le riz qui, considérant les prix à la tonne, ne rapporte qu’une misère pour ceux qui triment dur.
Une deuxième source de revenus importante est le café. Sa qualité est telle que même moi, qui n’en boit presque jamais, commence à en raffoler. C’est certainement un des plus prisés au monde avec celui du Laos – aucune comparaison avec les cafés vendus en France d’origine africaine ou sud-américaine.
A une centaine de km, à Di Linh, on produit du thé, vert – on ne le fait pas fermenter. Ce thé, avec un peu de gingembre écrasé dedans, est un délice et redonne des forces au touriste fatigué de marcher.
Une dernière spécialité, elle aussi très rémunérative, sont les fleurs. Toutes les fleurs connues chez nous et même des mimosas et tulipes sont élevées sous serre. Je n’ai jamais vu des pensées aussi énormes; la plante est l’emblème de la région. Exportation par avion…

Je descends au « Dreams », un hôtel un peu cher mais vraiment parfait. La propriétaire parle un français excellent.

22/12

Le lendemain, j’explore la région en tour organisé.
On visite un producteur de fleurs, de café et une fabrication de « rice wine » (c’est plutôt un vulgaire distillat de riz fermenté à env. 40°: attention ça fait mal à la tête!
Ensuite on visite une fabrication de soie: des vers jusqu’au produit fini. Très intéressant sont les anciennes machines Jacquard qui marchent encore du tonnerre (leur bruit l’est aussi).

un vieux métier Jacquard

un vieux métier Jacquard

métier classique

métier classique

Linh An, une pagode en style chinois avec des bouddhas qui me font concurrence question rondeurs. Une décoration assez débordante.

big Bouddha

big Bouddha

C’est ici, en descendant vers la cascade de l’éléphant, que j’ai fait une chute, bénigne pour moi mais s’avérant fatale pour l’optique de mon appareil photo (fatale pour l’instant); elle n’a pas résisté à mon poids. Tant pis, je continue à prendre des photos avec le petit Canon.
Lors du retour vers Dalat, nous visitons un village d’une minorité éthnique, les K’ho. Ils ne sont tout de même pas aussi pauvres que les minorités de Thailande.

Le bouquet de la fin: la maison folle en pur style « Gaudi ». Tout en formes observées dans la nature. Aussi, comme la sagrada familia à Barcelone, elle ne sera jamais finie; on ajoute constamment des détails. On se déplace sur des escaliers en pas alterné – et il y en a!

Le "crazy house", en dernier un chauffage original

Le "crazy house", en dernier un chauffage original

Bien fatigué, je suis content de rejoindre mon hôtel.

23/12

Le lendemain matin se passe doucement avec une petite balade, poster des cartes, lecture du guide etc.
Je trouve une petite excursion à faire dans les environs: il existe une gare à Dalat avec un bout de train à crémaillère. Celui devait jadis relier Dalat à la grande ligne ferroviaire nord-sud. Il en restent encore quelques km qui mènent au village de Trai Mat.
Il y a un départ vers 14h et je décide d’y aller. Surprise: la gare est en pur style français colonial avec un magnifique jardin « à la française » avec des topiaires devant l’entrée. On peut aussi admirer deux vieilles locomotives d’époque.

gare de Dalat

gare de Dalat

vieille locomotive

vieille locomotive

Sur les 8 km, on a réussi d’avoir une panne de la vieille motrice Diesel (fictive?). Arrivé à Trai Mat -petite ville sans intérêt- on peut profiter de l’heure restant avant le voyage de retour pour visiter la pagode Phuoc – un temple et une pagode – Là, c’est le délire polychrome complet; Dragons entrelacés, tours et tourelles. RENVERSANT!

les pagodes

les pagodes

pagode principale

pagode principale

entrée du temple

entrée du temple

le maître et les élèves

le maître et les élèves

Le retour à Dalat se passe sans panne cette fois-ci et un mototaxi me dépose au marché.
Evidemment, je ne résiste pas et explore des coins de cet édifice de 4 étages que je ne connaissais pas encore. Ce qui est marrant c’est que l’on peut y rentrer plein pied au rez-de-chaussée et sortir également plein pied au quatrième: jeu du dénivellé hors commun de cette ville.
Les choux à la crème y sont d’ailleurs succulents. J’en achète ainsi que quelques fruits – les pommes canelle sont en ce moment au sommet de leur forme.


Envoi 8 Quy Nhon

23 décembre 2008

18/19/12 jeudi, vendredi

Départ de l’hôtel à Hoi An vers 9h. On attrapera le bus sur la grande nationale nord/sud. Jusque là très bien.
Sauf que le Xe Om (mototaxi) me dépose au premier café se trouvant là (un ami sans doute) et non pas à la gare des cars. Cela l’arrangeait certainement financièrement.
Et moi, j’avais alors droit au minibus tant redouté, certes confortable, mais avec un « pilote » kamikaze. En fermant les yeux, ça allait…Changement de véhicule en cours de route: c’est un modèle plus grand et correct et, surtout un conducteur plus sage.

Je suis ma règle de mode de transport et j’interromps ce voyage après 5h à la petite ville de Quy Nhon.

Que dire de Quy Nhon?
La ville es dotée d’une plage de grande qualité (en forme d’arc de 6 km), mais la présence d’une imposante flotte de bateaux au plein milieu, amoindrie l’intérêt pour les inconditionnels de la baignade et du bronzage,  la rendant tout de même plus « rythmée » et photogénique.

pêche dans la baie

pêche dans la baie

on joue encore, qui a vu la balle?

on joue encore, qui a vu la balle?

La ville n’a pas encore fait le plongeon dans le tourisme balnéaire comme Nha Trang par exemple. Ainsi on n’est pas assaillé par les Xe Om, « vendeuses » de tout genre, masseuses et autres agressions commerciales.
Ce matin je me suis promené en ville et l’amabilité des gens m’a étonnée – je cherchais le bureau de poste. C’est tout de même pas facile quand on a aucune langue en commun…Il n’y avait pas beaucoup qui parlent français ici.

Une contrepartie de cette « virginité » touristique:
peu de restaurants et d’hôtels. Mais ceux qui existent sont d’excellente qualité à des prix très raisonnables.
Il y a une paire de tours Cham (au fait, la région de centre en « regorge ») à visiter ainsi un petit musée de la province.
Les tours Cham sont très bien valorisées mais ne comportent presque plus de sculptures. Il ne restent que des portails ouvragés. Les plus beaux exemples de cette architecture me semblent être celles de Nha Trang et de Tap Cham que je revisiterai plus tard sur mes migrations vers Saigon et le Delta du Mékong.
Voici quelques images des tours de Quy Nhon:

une des tours

une des tours

l'ensemble des tours

l'ensemble des tours

détail d'un portail

détail d'un portail

L’ après-midi je me repose en rédigeant mes impressions. Puis, je me promène et « cueille » de jolies fleurs.

jolies, non?

jolies, non?

Plus tard, après un délicieux dîner au Loc Luc, petits cubes de boeuf sautés dans une sauce aux huitres, et un essai de connexion internet raté – panne sur le réseau-, arrive le « piège » de la soirée:

Un débit de bière du quartier des pêcheurs. Le minimum de commande est le litre d’une bière locale, en pichet pour tout vous dire. Et, quand je dit débit de bière, il s’agit de débit!
Voilà deux pêcheurs, déjà loin au large…

mes amis pêcheurs

mes amis pêcheurs

Pour la fin, une magnifique affiche de jadis:

un rêve?

un rêve?


Envoi 7 My Son

20 décembre 2008

CR 18 déc. jeudi

Visite à My Son.

My Son, à 40 km de Hoi An, est un site de temples de l’ancien royaume de Champa, approximativement de la période Khmer. De ce royaume etait jadis très puissant, on compte encore 80 000 descendants, les Chams.

à l'approche du site

à l'approche du site

Dans la région du milieu du Vietnam il restent beaucoup de vestiges monumentaux de ce peuple ; quoique malmenés par les bombardements et déstructions intentionnelles par bulldozer des américains. Ils étaient tellement frustrés…

De la quinzaine de groupes de temples il en reste un en état bien conservé.

Ces bâtiments sont montés en briques. On ignore encore la nature exacte du liant utilisé; probablement des résines naturelles mélangées à du sable.

au milieu de l'ensemble

au milieu de l'ensemble

Les éléments de style ont une même origine (hindouiste,animaliste) que ceux des temples Khmer; Apsaras, Garudas, Vishnu, dieux animaux.

Comme à Angkor (où la « peau » était en grès, posée sur de la latérite), les sculptures ont été effectuées après la construction complète sur les briques même et non pas apportées a la construction finie.

La jungle n’a pas attendu pour cacher la plupart de ces ruines.

apsara

apsara

deux apsaras

deux apsaras

une beauté dans la verdure

une beauté dans la verdure

trois beautés

trois beautés

buffle d'eau

buffle d'eau

Le retour se faisait par bâteau – le fleuve coule dans des rizières- et n’est pas plus mémorable que l’aller par la route, depuis le bâteau, on ne voit rien…(d’autre que des rizieres) .

Petite digression…

Il faut peut-être parler de la cuisine, très différenciée, de Hoi An.

Evidemment (on est en bord de mer) presque tout est à base de poisson et de fruits de mer.

Le riz dans toutes les formes et surtout en « papier de riz ».

On en fait des nems, la soupe aux won-ton et, merveille, la rose blanche. La soupe aux grosses nouilles de riz, ailleurs appellée Pho, se nomme ici Cao Lau, considérablement améliorée par rapport à la version nationale.

Le jour suivant, je quitterai cette agréable petite ville côtière en direction des hauteurs du milieu du pays (Dalat).


Envoi No 6 Nha Trang et Hoi An

17 décembre 2008

12/12 vendredi

Je décide de faire le trajet de Saigon a Hoi An en bus.

Dans le bus j’ai découvert que je pouvais interrompre mon trajet HCMV – Danang et le reprendre comme je veux. C’est pratique et je vais en profiter.

Je me vois mal rester encore une nuit entière dans le bus. Donc, arrêt à Nha Trang.

La ville semble inchangée depuis l’année dernière et les prix n’ont pas bougés. Mais on constate une activité de construction folle. Ca va devenir la côte d’azur du Vietnam.

promenade

promenade

l'armée face à la Chine...

l'armée face à la Chine...

nha-trang1-400.JPG L’armee vietnamienne face a la Chine

Entre temps, j’ai un peu révisé ma façon de voyager. C’en est fini avec les bus de grande distance, c’est trop incommode: pour moi, le train!!!

14/12 dimanche

Ainsi, je prends un billet de couchette pour le reste du voyage à Danang.

Je dis adieu à Truong et Bernard, je les reverrai pour le jour de l’an.

Truong et Bernard

Truong et Bernard

Il n’y avait pas foule et je passe une très bonne nuit dans le train.

15/12 lundi

Au moment où j’écris, on traverse une région rizicole importante. Dans 4 h on sera à Danang.

Danang est une grande ville portuaire, assez pauvre en monuments intéressants. Ainsi je saute dans un taxi pour Hoi An en sortant de la gare. Bien sûr, on peut prendre le bus, mais la station des bus est assez loin et il faut prendre un taxi…

Hoi An est une vieille ville de commerce chinoise et japonaise.

Je trouve du premier coup un hôtel correct dans la vieille ville. Au plein milieu de l’activité.

le port de Hoi An

le port de Hoi An

vue sur le marché

vue sur le marché

Il y a plein de témoins d’une activité commerciale ancestrale. On peut visiter les maisons de « congrégation » des différentes ethnies présentes, même aujourd’hui.

vieilles maisons de Hoi An

vieilles maisons de Hoi An

Il est midi et je profite pour essayer LE plat d’ici: le Cao Lao. En gros, des tranches de porc mariné et grillé avec de grosses nouilles de riz, des herbes et cacahouètes grillées: bien!

A côté de l’hôtel il y a le marché central: une merveille, on y trouve tout et surtout des poissons et légumes extra frais. Il y a un monde fou et on a intérêt de regarder où on met les pieds: motos, vélos, charrettes plus les vendeuses qui interpellent… a savourer à petites doses d’une demi-heure à la foi.

La pluie écourte cette première exploration.

16/12 mardi

Pour aujourd’hui, je prévois explorer temples et nombre de vieilles maisons. Hélas, il pleut souvent, prétexte d’entrer dans une des nombreuses maisons de thé.

Dans le temple de la congrégation de Hainan, en restauration, je fais la connaissance de l’équipe des maçons et du plus jeune (2 ans) père noël de ma vie.

un père Noël tout bébé

un père Noël tout bébé

l'équipe d'ouvriers à la congrégation du Hainan

l'équipe d'ouvriers à la congrégation du Hainan

le pont japonais

le pont japonais

Il est vrai que les Vietnamiens entament maintenant la période de 2 mois où toutes les fêtes se suivent, se télescopent même, de noël jusqu’au nouvel an de tout le monde. Ce ne sont jamais les mêmes dates, alors on les fait toutes dans la foulée…


Envoi 5 Saigon et Cu Chi

16 décembre 2008

10/12

Vol pour Hoh Chi Min Ville(ou -City ou Saigon).

AirAsia a pratiquement son propre aéroport à côté de l’officiel: un joyeux bordel côté accès. J’arrive tout de même à embarquer: un Airbus flambant neuf, sentant le cuir des sièges, quel luxe!

Faut dire que pour arriver à ce point, fallait prendre un taxi pour la gare, l’aérotrain pour l’aéroport et un bus pour l’aéroport AirAsia: on a intérêt de partir tôt pour gagner!

Arrivée à Saigon après un vol sur du velours.

A mon hôtel on m’accueille très gentiment et me voilà devant une « table de camping » dans la rue Bui Vien en train de déguster mon premier vrai Pho, arrosé d’une Saigon à la pression: c’est comme avant, ça n’a pas changé.

11/12

Je voulais absolument voir les fameux tunnels de Cu Chi. C’est par ce moyen que les Vietcong ont pratiquement débarqué au milieu des bases américaines. Pendant longtemps, les américains n’ont pas compris d’où venaient les attaques.

Les combats autour de Cu Chi étaient certainement la raison principale pour l’abandon de la guerre. Les américains étaient démoralisés par cet ennemi invisible.

Mais, à ce moment, les américains commençaient à se retirer: tant de morts et de déstruction pour rien.

On peut voir un impressionnant arsenal de pièges mortels, initialement destinés au gibier, mais ça tue aussi les humains…. Ca fait froid dans le dos.

une entrée du système des tunnels - pas large...

une entrée du système des tunnels - pas large...

une entrée du système des tunnels – pas large…
pièges mortels

pièges mortels

La région de Cu Chi, entièrement défoliée et bombardé eavec une densité de bombes incroyable, a été replantée depuis, la végétation paraît malingre malgré tout.

En cours de visite (imposée), on a pu admirer l’élaboration de cette specialite vietnamienne que sont les laques decorees de coauilles d’oeufs brulees.

fabrication des laques à coquille d'oeufs

fabrication des laques à coquille d'oeufs



Envoi No 4 Kuala Lumpur

13 décembre 2008

9 dec

Visa pour le Vietnam, c’est fait.

Les tours Petronas sont pas trop loin, juste un parc à traverser.

L’aventure:

Arrivé au pied de ces gigantesques tours, un Malai, rencontré hier, me hèle. A partir de là; c’est du déjà vu! (Bangkok, il y a 6 ans).

A) Il me soutient qu’il fallait prendre un ticket tôt le matin (vrai).

B) Il téléphone à une « soeur » qui travaillerait pour la société des tours afin de m’avoir un ticket pour ce jour tout de même. Premier doute, tout ce qui me concerne est dit en anglais au téléphone{pour que je comprenne bien}, le reste en malais.

C) Resultat: je pourrais monter l’après-midi vers 15h (on a donc du temps).

D ) Sa soeur nous rejoint, elle a une autre soeur infirmière et qui va venir travailler er France et a beaucoup de questions a poser…

E) On prends un taxi pour aller chez elle (le premier mec s’est éclipsé).

F) A la maison, pas de soeur infirmière. Mais un beau-frère qui est par hasard croupier. Il me propose un coup fumant côté jeu, inratable. Bref, de la triche…

G) Je feins l’innocence complète concernant le cheval de fer et dis que je ne joue jamais. Et que je n’ai pas le sous…!

H) Denouement ultrarapide: Plus d ‘infirmière du coup, on me dépose vite fait en taxi au pied des tours en me laissant le soin de payer le taxi et voilà.

Ils ont perdu leur temps, moi; je n’étais pas pressé, j’ai bien rigole en voyant le manege.

Je vais tout de même voir s’il n’y a pas moyen de grimper dans les tours: oui, on me glisse dans un groupe qui monte: très sympa de la part de l’hotesse.

imposant!

imposant!

vertigineuse, la vue depuis la passerelle

vertigineuse, la vue depuis la passerelle

Voilà, j’ai vu un peu de la ville et j’ai eu ma visite comme prévue, tout en me demandant à quoi sert toute cette escroquerie élaborée???

Je décide de manger une croûte au KLCC.

Retour a l’hotel par les transports en commun: Tres commode!

O, peut admirer, la nuit l’éclairage des tours à KL

kl-tower


Envoi No 3 Isle de Penang

9 décembre 2008

4/12 (4 h le matin, évidemment)

Je ne dors pas et en entendant le Muezzin appeler à la prière, j’écris la suite…

Demande de visa faite, je peux partir quelques jours sur la côte, à l’isle de Penang, côte ouest.

J’ai aussi retenu mon vol pour HCMV le 10/12.

Avec ces questions a régler, qui ne me permettaient pas de visiter la ville (oui, j’ai vu les tours Petronas, quand-même, par en-dessous, normal, quand on approche de moins de 100 m) je n’ai pas fait grand-chose de ma journée.


Vous aurez des photos à partir de cet envoi. Cela marche couci-couça.

5/12:08

Penang

Le quartier chinois de Georgetown (la ville principale) est complètement reste dans son jus. On se croirait encore un peu au temps de la « Compagnie Anglaise des Epices ».

Les vieilles maisons d’affaires chinoises courbent le dos devant l’assaut de la ville nouvelle qui se crée grâce au pont qui enjambe maintenant le détroit: le temps des pirates est bien révolu….

En matinée, visite à Batu Ferringhi

plage-penang-2

plage à Bathu Ferringi

plage à Batu Ferringi

avec la ferme tropicale des papillons


papillon-1

papillon-2

papillons

papillons

et de la ferme de fruits tropicaux. C’est intéressant mais peut-être un peu cher. De toute facon, j’ai pu faire quelques photos.

Les papillons sont de toute beauté et de taille surprenante. Pour combien de temps allons nous encore avoir et voir des papillons dans notre monde???

Pour les fruits, les meilleurs sont, pour moi, les mangues. Pour beaucoup de fruits, c’est un peu trop tôt dans la saison. Evidemment, il y a déjà des bananes – toujours -, ananas, mandarines et caramboles – sans oublier les acerolas, semblables à de petites pommes et très riches en vitamine C. Curieusement, il n’y a pas de pommes-grenade à la ferme. Sur les marches de KL on en voit déjà, aussi des mangoustans, délicieux.

Sur le chemin de retour, petite visite au parc des épices : initialement, ce sont les epices qui ont mis Penang sur la carte du monde. Il y a également des fleurs en abondance.

fleur

On est sur l’équateur et je ressens la chaleur écrasante: une petite collation et une sieste a vite eu raison de cette fatigue.

Côté vie pratique, on a intérêt d’apporter son convertisseur de prises françaises au prises modèle anglais (2 gros contacts de section rectangulaire). tout cela est rentré dans l’ordre avec l’achat du convertisseur idoine.

vieille maison à Georgetown

vieille maison à Georgetown

Enfin, cette saloperie de logiciel de blog me permet d’insérer des photos! J’y suis arrivé!!!

6/7 décembre

Plan pour ce samedi: chercher de l’air frais au sommet de Penang Hill.

Une fois sur le bon bus pour le temple d’Air Itam, ce n’est pas encore gagné. Changement de bus pour arriver à la station du funiculaire et grosse déception: Hors service pour raison techniques. Crotte.

Je rabats sur la visite de l’énorme temple indo-chinois, tendance bouddhiste. C’est tout à fait sacré coeur… et, on est samedi du weekend d’une grande fête musulmane (lundi).

Alors, la foule!

Ils construisent l’abri gigantesque d’une statue, gigantesque, elle aussi, du Bouddha. Ce que l’on voit déjà sont 6 piliers, hauts de 30 étages, qui vont recevoir le parasol du saint homme. Ca va être beau!

Au retour, il fait très chaud, je craque et prends un taxi – ouf, climatisé.

Pour dimanche, je suis allé à pied à la maison de Cheong Fatt Tse. Un « fondateur » chinois du temps des épices si immensément riche, qui a été reçu par le président des états unis à son arrivé à New York (il venait de s’offrir en Europe une compagnie de Paquebots). C’est une très belle maison 19ème siècle, style chinois, mâtiné « western »

Le reste de la journee se passe un peu en ballade dans chinatown

joueurs d'échecs

joueurs d'échecs, faut boire pas mal de canettes...

En chemin, je passe le grand temple chinois de Georgetown:

temple chinois

temple chinois

Elle finit a la jetée sur le détroit et son « food center ». Poissons, fruits de mer et, le top, ABC.

L’ABC est un mélange de différentes gelées a base de tapioca de couleur fluo, de la glace pilée, de petits haricots confits de différentes couleurs, du sésame, du cocos râpé. Le tout broyé et couronné d’une boule de glace. le délice des petits et des grands.

C’est rudement bon tout de même.


Envoi N. 2

9 décembre 2008

1/12 Je suis en Malaysie, pourquoi pas en Thailande? Tout le monde le sait désomais…

La situation en Thailande m’a obligé de réarranger mon itinéraire dès le départ.

J’ai choisi de passer par la Malaysie (KL). Le vol (Malaysia) part un peu plus tôt le même jour.

Excellent vol avec un équipage très attentionné. Très symphatique.

Nous arrivons à l’heure à Kuala Lumpur. Couvert et chaud.

Aérotrain vers le centre. Pour voyager en ville, KL a un système de liaison très complet et moderne: Monorail, trains légers etc sans parler des bus et des taxis. Contrairement à BKK, ce système est très clair et relativement économique.

Bemol:

L’hôtel n’a pas reçu ma réservation ET, bien sûr, c’est bien plus cher (100 RM) que prèvu. Côté prix d’hébergement, il vaut mieux coucher à chinatown. Mais il est ultrapropre et récent (plomberie). Chose curieuse: on paye plein de choses, normales, en supplément: savon, serviette, WiFi. Et, grave dans mon état « jetlaggé », check-in que 14 h. C’est dur d’attendre…

Equipement de qualité, mais pas de chaise ni verre. Heureusement, il y a un 7-eleven des premiers besoins dans le hall.

Première mission: guide de voyage. Je trouve un Lonely Planet après pas mal de recherches. Mais j’aurais dû aller tout de suite dans un complexe de la consommation effréné ou il y a tout (KLCC, près des tours Petronas).

Où trouver l’embassade du Vietnam? De downtown KL, cela se fait mieux en taxi. Sinon, il faut galérer parmi toutes les tours et tourettes de cette ville très gratte-ciel. Demain, on y ira.

Vol pour HCMVille : pas de problème avec AirAsia et agence de voyage près de l’hôtel. (env. 450 RM maxi hors frais, aller).

Je trouve les Malais plutôt gentils. Il est curieux de voir une telle intégration de la religion dans la vie normale; un peu comme au Maroc, par exemple.

On peut se nourrir à bon compte. J’en ai besoin, car, avec le décalage horaire, j’ai faim à des heures impossibles.

Bien sûr, je me réveille vers 3h du matin et j’écris ….

Hélas, j’ai encore à trouver un moyen d’insérer des photos: c’est tellement lent que je désespère…